Le Puy Mary, sommet emblématique du Cantal
Guide6 juillet 20266 min de lecture

Week-end dans le Cantal : 3 itinéraires selon vos envies

Le département le moins peuplé de France, posé sur le plus grand volcan d'Europe.

Par Marie V.

Contributrice Cantal

Le Cantal est vaste et lent : mieux vaut choisir un secteur et bien le faire. Trois itinéraires de week-end, du Puy Mary aux bains chauds de Chaudes-Aigues, avec où dormir et où manger.


Week-end dans le Cantal

Le Cantal, c'est le département le moins peuplé de France métropolitaine. Traduction concrète pour un week-end : vous roulez peu, vous croisez peu de monde, et vous tombez sur des paysages qui n'ont pas bougé depuis des décennies. C'est aussi un volcan géant. Le stratovolcan cantalien, éteint depuis longtemps, reste le plus grand d'Europe : 2 700 km², 70 km de diamètre. Tout le département est posé dessus.

Le piège, en deux jours, c'est de vouloir tout voir. Le Cantal est vaste et les routes sont lentes (comptez 50 km/h de moyenne réelle sur les départementales de montagne). On vous propose donc de choisir un secteur et de bien le faire, plutôt que d'enchaîner 300 km. Voici trois week-ends selon l'envie, plus les infos pratiques pour dormir, manger et venir.

Le Cantal en 30 secondes

  • Le relief : un ancien volcan. Deux sommets dominent, le Plomb du Cantal (1 855 m, le point culminant) et le Puy Mary (1 783 m), la pyramide reconnaissable entre toutes, classée Grand Site de France.
  • Le fromage : cinq AOP dans la région, dont le Cantal, le Salers (fabriqué l'été uniquement, au lait de vaches Salers) et le Bleu d'Auvergne. C'est le cœur de la culture locale.
  • Les villes : Aurillac la préfecture au sud-ouest, Saint-Flour perchée à l'est, Murat au pied du Lioran. Aucune n'est grande.
  • La saison : de mai à octobre pour les cols et les estives. En hiver, plusieurs cols ferment et le ski prend le relais au Lioran.

Week-end 1 : villages et volcans (nord Cantal)

Le secteur le plus fort en paysages, autour du Puy Mary et des Plus Beaux Villages.

Base conseillée : Salers ou Murat.

Jour 1. Commencez par Salers, village classé entièrement bâti en pierre volcanique sombre, perché à 950 m. Comptez deux heures pour les ruelles, la place Tyssandier d'Escous, les remparts. Goûtez le Salers fermier chez les producteurs, ou filez à la coopérative laitière de Saint-Bonnet juste à côté. L'après-midi, poussez jusqu'à Tournemire et son château d'Anjony, autre Plus Beau Village, plus confidentiel.

Jour 2. La grande affaire : le Puy Mary. On monte en voiture jusqu'au Pas de Peyrol (1 589 m, le plus haut col routier du Massif central), puis quinze minutes de marche en escaliers mènent au sommet. Vue à 360° sur les vallées glaciaires qui rayonnent depuis l'ancien cratère. Arrivez tôt (avant 9h) ou en fin de journée, le parking sature vite l'été. Redescendez par la vallée de Cheylade et sa cascade du Sartre, quinze minutes de marche pour un saut de 30 m au pied du Puy Mary.

Week-end 2 : Aurillac, Lioran et gorges (centre)

Plus vivant, avec une vraie ville et de la montagne accessible.

Base conseillée : Aurillac ou Vic-sur-Cère.

Jour 1. Aurillac, la capitale historique du parapluie et du festival de théâtre de rue (chaque mois d'août). Flânez dans la vieille ville et le long de la Jordanne, mangez à la Brasserie du Square. L'après-midi, les gorges de la Jordanne au nord, un canyon vert et frais parfait quand il fait chaud.

Jour 2. Direction Le Lioran, la station au cœur du massif. En été, le téléphérique monte près du Plomb du Cantal, 1 855 m, sommet du département, panorama immense. Sur la route du retour, arrêtez-vous à la cascade de Faillitoux à Thiézac, une chute basaltique en orgues. Le soir, offrez-vous une table de terroir à l'Auberge des Montagnes à Pailherols : truffade, aligot, viande de Salers.

Week-end 3 : Saint-Flour, Garabit et bains chauds (sud-est)

Le plus dépaysant, entre patrimoine et thermalisme.

Base conseillée : Saint-Flour.

Jour 1. Saint-Flour se visite en deux temps, la ville basse et la ville haute perchée sur son rocher, avec sa cathédrale Saint-Pierre tout en pierre volcanique noire. Prenez de la hauteur pour la vue sur la planèze. À une vingtaine de kilomètres, le viaduc de Garabit, signé Gustave Eiffel et achevé en 1884 (cinq ans avant la tour Eiffel), enjambe les gorges de la Truyère de ses 122 m de haut.

Jour 2. Cap sur Chaudes-Aigues, plus au sud. La source du Par y jaillit à 82 °C, la plus chaude d'Europe : le village chauffe encore une partie de ses maisons à l'eau thermale. Les bains de Caleden se visitent à la journée. Pour la route, longez les gorges de la Truyère et son panorama, un des plus beaux points de vue du secteur.

Où dormir

Où manger (et quel fromage)

Le Cantal se mange autant qu'il se visite. Les classiques de l'assiette : la truffade (pommes de terre et tome fraîche), l'aligot, le pounti, la viande de Salers. Trois adresses sûres : la Grange de la Haute Vallée du côté de Murat, l'Auberge des Montagnes à Pailherols, et pour le fromage à la source, la coopérative de Saint-Bonnet-de-Salers.

Quand venir, comment venir

Saison. De mai à octobre pour les cols, les estives et les cascades à plein débit. Le Pas de Peyrol et plusieurs cols ferment l'hiver (décembre à avril selon l'enneigement). En hiver, le ski se concentre au Lioran.

Transport. En voiture, l'A75 dessert l'est du département (Saint-Flour), le reste se fait par départementales. En train, Aurillac est reliée à Clermont et à Paris via Brive, mais les fréquences sont rares : la voiture reste indispensable pour circuler sur place.

Pour finir

Un week-end dans le Cantal, ce n'est pas une course à la case cochée. C'est un secteur, deux ou trois moments forts, et beaucoup de vide autour, ce qui est justement tout l'intérêt. Si vous ne deviez en garder qu'un, prenez le nord et le Puy Mary : c'est là que le volcan se montre le mieux.

Pour creuser, on a des guides dédiés : 48 h à Aurillac, le village de Salers, et une plongée chez les éleveurs et fromagers du Cantal.

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Rédigé par

Marie V.

Contributrice Cantal

Aurillac (15)

Aurillacoise, ancienne accompagnatrice en moyenne montagne. Sur Travel in Auvergne je m'occupe du Cantal : éleveurs de salers, burons d'estive, randos qu'on ne trouve pas dans les topos. Si vous croisez quelqu'un avec un sac à dos sur le Plomb du Cantal en novembre, c'est sans doute moi.

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