GR70 Le Chemin de Stevenson
Départ : Le Puy-en-Velay
Stevenson, un randonneur avant l’heure
Robert-Louis Stevenson n’a pas tout à fait vingt-huit ans lorsqu’il entreprend ce voyage en Cévennes à l’automne 1878. L’une des raisons qui l’engage dans cette aventure, c’est sa rencontre deux ans plus tôt, avec Fanny Osbourne, une américaine artiste peintre venue en France pour s’éloigner de son mari volage. Pour diverses raisons, celle-ci est contrainte de repartir pour la Californie avec ses deux enfants. Stevenson décide alors de partir voyager en solitaire, et pour ce faire, il choisira les Cévennes.
- Distance
- 69,4 km
- Dénivelé positif
- +1962 m
- Dénivelé négatif
- -1687 m
- Durée
- 240 h
Tracé sur la carte
Fond de carte © OpenTopoMap (CC-BY-SA) — Tracé sous licence ETALAB-2.0 via Données : Comité Départemental Randonnée Pédestre Haute-Loire · FFRandonnée · sportsnature.hauteloire.fr — sous licence ETALAB 2.0.
L'ambiance du parcours
Sur les traces des Camisards
Issu d’une famille écossaise très protestante, Stevenson est irrésistiblement attiré par le pays cévenol où jadis gronda la révolte des Camisards. Son enfance a été bercée par les récits de sa nourrice Alison Cunningham décrivant les aventures des Covenanters d’Écosse, initiateurs d’un important mouvement politique et religieux au xviie siècle, défendant le maintien de l’Église presbytérienne. Sur les traces des Cévenols huguenots, qu’il appelle « ces Covenanters du Midi », il vient chercher un peu de cette lutte âpre et sanglante qui a marqué son imaginaire d’enfant. Il a d’ailleurs dans ses bagages deux gros volumes de Napoléon Peyrat, Histoires des Pasteurs du Désert, parus en 1842. Souffrant d’asthme, il connaît bien la France et sa langue pour y avoir effectué de nombreuses cures. Par ailleurs, c’est un grand amateur de littérature, et le roman de George Sand, Le marquis de Villemer dont l’intrigue se déroule dans la région, l’a aussi poussé vers les Cévennes. La marche à pied va lui permettre de réfléchir et peut-être lui procurer la paix intérieure à laquelle il aspire. Robert-Louis Stevenson a toujours aimé la marche à pied, qu’il a pratiquée dans sa jeunesse, dans la campagne d’Édimbourg. « Quant à moi, je voyage non pour aller quelque part, mais pour marcher. Je voyage pour le plaisir de voyager. La grande affaire est de se déplacer, de sentir de plus près les besoins et les petites peines de l’existence, de quitter le lit douillet de la civilisation, et de sentir sous mes pieds le granit terrestre parsemé de silex coupants ». Il a même rédigé un essai intitulé Walking Tours (Le sens de la marche) publié en 1876 dans Cornhill Magazine. Au sujet de la marche, il explique : « Si vous l’entreprenez en groupe, ou même à deux, elle n’a plus de la randonnée pédestre que le nom ; c’est quelque chose d’autre qui se rapprocherait davantage du pique-nique. Une randonnée doit se faire seul, car la liberté est essentielle ».
Le parcours en détail
Les étapes présentes ci-après ne sont que des propositions.
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